J’ai eu une bonne pneumonie au mois de mai qui m’a considérablement ralenti dans le développement des affaires de la Clinique d’accompagnement entrepreneurial du Québec (CAEQ) et l’implantation des Cellules de propulsionMC.

En toute humilité, j’ai appris au mois de juillet que j’avais encore quelque chose aux poumons qui faisait en sorte que pour pouvoir parler sans quintes de toux, je devais me bourrer de pastilles. Je peux vous affirmer que n’est pas fameux lorsqu’on discute avec des clients potentiels ou que l’on donne des formations.

Ça va un peu mieux depuis deux semaines.

Cependant, mes 30 jours de retard se sont soudainement transformés en trois mois de retard sur le développement de nos affaires en raison de la période estivale.

Je devais donc faire autrement et accepter les conséquences de ma réalité temporaire.

Depuis juin dernier, je me suis concentré sur d’autres aspects de nos affaires dont l’investissement dans notre infrastructure technologique, dans nos outils de communication, et nous avons également amorcé le développement de nouveaux produits qui seront lancés officiellement à partir de septembre. Je me suis réservé un peu de temps aussi pour mes activités en tant qu’entrepreneur-conseil.

À mon retour de vacances, j’ai réalisé trois choses en effectuant ma réflexion stratégique annuelle :

1) Je me cherchais des raisons pour éviter d’effectuer notre développement des affaires adéquatement. C’est l’été, et puis ? Il y a toujours des gens qui travaillent quand même.

2) Il me manquait quelque chose depuis janvier dernier : je n’apprenais plus autant et mon esprit vagabondait un peu trop à mon goût.

3) J’avais une barbe grisonnante.

J’ai aussi constaté, en discutant avec mon mentor, que je gérais ma dernière entreprise comme une entreprise de consultation au lieu de la gérer comme une vraie entreprise. Bon, ce n’est pas si pire que ça, mais je limitais moi-même la croissance de celle-ci en contrôlant tout le développement des affaires.

J’ai donc réactivé des partenariats qui traînaient de la patte en plus d’en activer de nouveaux afin de pouvoir ainsi me concentrer réellement sur mes talents innés pour le succès de nos affaires ici et ailleurs.

Ce qui m’amène à un point : le développement d’une entreprise passe par l’ensemble de sa structure et non pas uniquement par les ventes à court terme.

Je l’ai toujours dit, et c’est la base du modèle Quintaxes que nous avons développé à la CAEQ : c’est l’adéquation et l’arrimage entre le management, l’offre, la clientèle, l’infrastructure et les aspects financiers qui sont la base d’une croissance structurée.

Il faut donc se concentrer sur l’ensemble de l’entreprise et sur l’impact de tous les aspects de nos actions et décisions en tant qu’entrepreneur.

La bonne question à se poser lorsqu’on développe une entreprise est la suivante : est-ce que la situation de mon entreprise s’est améliorée dans son ensemble ou uniquement sur un élément précis depuis le mois dernier ?

Ne tombez pas dans le piège de penser que vous vivez une croissance exponentielle parce que tous les chèques entrent en même temps. Soyez lucides.

Cherchez à toujours améliorer l’ensemble de vos affaires.