Jean, un ébéniste-artisan, m’a contacté suite à la réception d’une de mes infolettres. Il m’a demandé de le rencontrer afin de discuter d’un problème qu’il avait avec un de ses clients.

Fidèle à moi-même, et ne rencontrant plus de clients en dehors de mes activités de formation et séminaires de groupes, j’ai plutôt pris le téléphone.

– Jean, je te donne 15 minutes. Explique-moi brièvement la situation et je te donnerai mon avis.

– Un de mes clients ne respecte pas mes règles d’entreprise en plus de chercher à m’intimider. Il est condescendant avec moi et il croit que tout lui est permis parce qu’il est le client… Il a explosé de colère lors de notre dernière discussion.

– Veux-tu réellement poursuivre ta collaboration avec lui ?

– Non, pas dans ces conditions. Est-ce que je devrais le rencontrer pour le lui dire ?

Je crois qu’il est nécessaire de rectifier le tir en exposant les faits dès qu’une situation ou encore une relation d’affaires dévie de l’acceptabilité.

Il vous appartient de tracer la ligne entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas (Lire le chapitre 9 Où est la limite de mon livre Enfin les vraies affaires 3) dans la gestion et les opérations de votre entreprise.

Prenons cet exemple du client irrespectueux. Dans un premier temps, vous avez le devoir de l’éduquer et de lui expliquer les comportements qui sont acceptables pour vous afin de faire de la business avec le personnel de votre entreprise.

Plusieurs de vos interlocuteurs se conformeront à vos exigences à partir de ce moment.

Si le client n’a pas compris après cet avertissement, il n’y a rien qui vous oblige à poursuivre votre collaboration (à moins d’avoir signé un contrat sans échappatoire). Vous pouvez poliment lui mentionner que vous n’accepterez pas de poursuivre votre relation d’affaires dans ces conditions.

C’est exactement la même chose avec toutes les parties prenantes de votre entreprise (clients, fournisseurs, partenaires, collaborateurs, banquiers, investisseurs, employés…).

Ne tolérez jamais le manque de respect des autres, peu importe la source.

On se doit parfois de montrer les dents pour être respecté et, comme je le répète souvent : en affaires, vaut mieux vaut être respecté avant d’être aimé.