Depuis le début de l’année, je me pose de plus en plus souvent une question très simple :
Est-ce que ça me nourrit… ou est-ce que ça me draine?
Je me la pose après une rencontre, pendant une discussion, devant un nouveau projet, une tâche qui revient constamment ou lorsqu’une décision doit être prise, et ce, autant dans ma vie personnelle que professionnelle.
Parce qu’avec le temps, on finit par accepter beaucoup de choses par habitude : des mandats, des clients, des relations, des réunions, des façons de faire, etc. Ce n’est pas nécessairement parce qu’elles nous conviennent encore, mais simplement parce qu’elles font partie du décor depuis trop longtemps.
On va se dire les vraies affaires, on a tous des jobs de marde à faire de temps en temps, parce que être entrepreneur, gestionnaire ou simplement adulte, ça vient avec son lot de tâches plates, de conversations difficiles et de responsabilités qu’on ne peut pas toujours éviter.
Mais…
Il y a une différence entre faire quelque chose qui nous draine temporairement parce que c’est nécessaire… et laisser notre quotidien se remplir tranquillement de choses qui nous vident.
Le danger, ce n’est pas toujours de manquer d’énergie, mais plutôt de continuer à la gaspiller dans des choses qu’on aurait dû remettre en question depuis longtemps.
Qu’est-ce qui vous nourrit réellement?
Les projets qui vous stimulent… Les gens qui vous donnent de l’énergie… Les discussions qui font naître des idées… Les clients avec qui vous sentez que votre travail a du sens… Les décisions qui vous rapprochent de ce que vous voulez réellement bâtir…
À l’inverse, qu’est-ce qui vous draine constamment?
Parce que notre énergie et notre attention sont aussi des ressources stratégiques.
Depuis quelques mois, j’essaie donc davantage de prendre mes décisions en cohérence avec ce qui m’anime et avec la direction que je veux donner à ma vie et à mes projets. Ce n’est pas pour éliminer tout ce qui est difficile, mais c’est pour éviter de continuer trop longtemps quelque chose simplement parce que je suis encore capable de l’endurer.
Il y a peut-être d’ailleurs une meilleure question à se poser que « Est-ce que je peux continuer? »
C’est plutôt « Est-ce que j’ai encore envie que ça fasse partie de ma vie? »
Et parfois, quand on est trop près de notre entreprise, de nos responsabilités ou de nos décisions, on ne voit même plus clairement ce qui nous nourrit et ce qui nous draine.
C’est souvent là qu’une bonne discussion stratégique devient utile.
Parce qu’on n’a pas toujours besoin de travailler plus fort, on a surtout besoin de décider plus clairement où notre énergie mérite encore d’aller. 😉





